Les méhodes interactives dans la formation des compétences communicatives chez les éudiants
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RĂŢOI, Teodora. Les méhodes interactives dans la formation des compétences communicatives chez les éudiants. In: Sesiune naţională de comunicări ştiinţifice studenţeşti:: Ştiinţe umanistice, 25-26 aprilie 2013, Chişinău. Chişinău, 2013: Centrul Editorial-Poligrafic al USM, 2013, SU, pp. 25-26.
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Sesiune naţională de comunicări ştiinţifice studenţeşti:
SU, 2013
Sesiunea "Sesiune naţională de comunicări ştiinţifice studenţeşti: "
Chişinău, Moldova, 25-26 aprilie 2013

Les méhodes interactives dans la formation des compétences communicatives chez les éudiants


Pag. 25-26

Răţoi Teodora
 
Université d’Etat de Moldavie
 
 
Disponibil în IBN: 5 mai 2021


Rezumat

Le temps nous a fait témoins des changements essentiels dans l’organisation de l’enseignement de notre pays. L’introduction du curriculum modernisé a imposé des modifications importantes dans le processus de l’enseignement en général et en particulier de l’enseignement du français. L’actualité de notre recherche est démontrée par le fait que dès nos jours, dans l’enseignement/apprentissage d’une langue étrangère, on accorde primauté à la formation des compétences communicatives, généralement admises comme finalité majeure. Dans ce contexte il est à noter que le rôle d’intermédiaire entre les étudiants et la langue revient à la méthode, qui est examinée comme élément d’optimisation de l’activité d’apprentissage. C’est pourquoi la connaissance de la méthodologie de spécialité et de son applicabilité est indispensable à la préparation professionnelle et pédagogique de tout professeur qualifié, aspect qui constitue en fait le but de notre étude. Afin d’acquérir un bagage riche en connaissances méthodologiques il sera nécessaire d’étudier les ambiguités des nuances théoriques. Dans ce contexte, il faudra saisir tout d’abord la distinction entre méthodologie, comme «ensemble de méthodes, de procédés et de techniques employés par l’enseignant pour faciliter l’accès de l’apprenant à la matière que celui-ci doit assimiler pour atteindre à une compétence de communication en français» [1, p.11] et méthode, construction plus concrète, qui constitue une «série de démarches précisées par des outils que l’enseignant utilise afin d’arriver à un but» instructif-éducatif [2]. Dans la suite il sera indispensable d’analyser l’aspect visant la typologie des méthodes. Une des plus répandues classifications est celle visant les contenus des classes de langue et leurs objectifs. Ainsi certains didacticiens, tels que Roman Dorina, Jinga Ioan, distinguent quatres catégories: ― Informatives participatives: la conversation, la démonstration, la problématisation, le débat. ― Informatives non participatives: l’exposé, l’explication, le récit etc. ― Formatives participatives: l’apprentissage par l’action et par le jeu, par la découverte etc. ― Formatives non participatives: l’exercice, l’enseignement programmé, l’algorithme. Mais ce qu’on remarque actuellement c’est l’implémentation des méthodes efficientes, qui assurent directement le contact des étudiants avec les situations réelles de vie. C’est pourquoi un rôle particulier dans ce sens revient aux méthodes interactives, dont le but prioritaire c’est l’engagement de l’étudiant dans l’activité de travail en groupe et celle d’autoévaluation. Une méthode interactive assez utile et applicable dans la pratique pédagogique c’est le débat, méthode moderne qu’on peut pratiquer surtout aux niveaux moyen et avancé. Le débat représente « une discussion polémique qui porte d’habitude sur un problème social ou psychologique et qui est basée sur des arguments opposés » [3, p.27]. C’est une activité de groupe dirigée par le professeur qui vise le développement du langage argumentatif. La mise en scène d’un débat suppose l’élaboration préalable d’un plan organisé qui peut commencer par une affirmation ou une question, un mot d’esprit, une sentence ou un proverbe. Après quoi suit le débat proprement dit entre des groupes d’apprenants de la même classe. Et enfin on fait la synthèse et les conclusions. Comme exemples de thèmes pour organiser des débats on pourrait proposer: ― Quelle est votre opinion sur la télévision? Défendez votre point de vue par des arguments. ― L’uniforme scolaire: oui ou non? ― Le livre sera-t-il actuel au XXIème siècle? ― Il faut interdire les jeux vidéo. L’applicabilité et l’efficacité de cette méthode sont prouvées d’un côté, par les avantages qu’elle présente: le développement de l’habileté de l’apprenant de formuler un point de vue argumenté à la base d’une documentation précise et de l’expérience accumulée; la contribution au processus de mise en relief de certaines opinions; le développement de la compétence d’analyse, ainsi que de la capacité de réflexion personnelle. Mais d’un autre côté, cette méthode peut comporter et des inconvenants, notamment par la nécessité d’une organisation et d’une coordination rigoureuses de la part de l’enseignant; par le risque d’une implication déséquilibrée de la part des apprenants, de même que par le nombre restreint des contenus adéquats pour l’organisation d’un débat. En guise de conclusion il faudrait remarquer que cette méthode (comme d’ailleurs toute autre méthode interactive) porte un caractère binaire. Elle est orientée tant vers l’activité du professeur et la manière par laquelle il réalise les buts proposés que vers l’étudiant comme sujet de l’action de l’enseignement. Par conséquent, la formation des compétences communicatives chez les étudiants dépend premièrement de la méthode comme instrument de base dans le processus d’instruction et d’établissement de l’interconnexion entre l’enseignant et l’étudiant, ainsi que de la compétence professionnelle du professeur et deuxièmement de l’étudiant qui par son activité et sa participation, devient sujet de sa propre formation.